Section PS du Puy-en-Velay

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« #Loitravail » : pas en notre nom ! #PS #hauteloire

Communiqué de socialistes de Haute-Loire :

Loi « travail » : pas en notre nom !

Alors que le gouvernement s’entête dans la rédaction de la loi « travail », nous, socialistes de Haute-Loire, rejetons ce texte et soutenons les mobilisations à son encontre.

Si aucune étude n’établit de lien entre la facilité de licencier et le taux de chômage, cet avant-projet en fait pourtant l’alpha et l’oméga. Tous les pays voisins qui ont engagé une telle contre-réforme ont vu leurs taux de précarité et de pauvreté exploser : Allemagne, Italie, Royaume-Uni… Inefficace économiquement et clairement d’inspiration libérale, ce texte remet gravement en cause le droit du travail et les conquêtes acquises au cours de l’histoire en opposant les salariés et les sans-emplois. L’inversion de la hiérarchie des normes (la loi n’assurera plus les droits minimaux) et l’encouragement à recourir aux heures supplémentaires (possibilité d’une majoration de seulement 10% au lieu de 25 ou 50% actuellement) plutôt qu’à l’embauche sont autant d’épouvantails intolérables qui ne doivent cependant pas cacher d’autres mesures plus insidieuses tout autant inacceptables, telles celles qui affaiblissent l’inspection et la médecine du travail. Sous prétexte de réinvestir les expériences nordiques en terme de « flexi-sécurité », le gouvernement organise la flexibilité sans assurer la sécurité qui passerait évidemment par l’organisation d’une formation continue performante et d’indemnités chômage renforcées comme c’est le cas au Danemark. L’alibi que constitue un recours accru au dialogue social est un leurre qui cache un pouvoir supplémentaire accordé aux entreprises et leurs patrons aux dépens de la protection des salariés.

Depuis 2012, les concessions aveugles au MEDEF et les reniements de nos valeurs s’enchaînent. Les socialistes que nous sommes ne peuvent accepter ce nouveau recul et s’inscrivent dans la nécessité de rassembler les citoyens autour d’objectifs communs. Nous ne laisserons pas dévoyer nos valeurs et notre nom par cette rupture idéologique contre laquelle notre parti dans son ensemble se serait élevé d’une seule voix il y a 5 ans.
Être de gauche, de tout temps, c’est être auprès des plus faibles de France ou d’ailleurs, c’est se battre pour des avancées sociales, conquises de haute lutte ou mis en place par des gouvernements socialistes, c’est vouloir le progrès social et non rêver de devenir milliardaire. Ceci n’est ni passéiste ni archaïque. C’est le généreux et éternel moteur de nos actions.

En Haute-Loire, nous formons aujourd’hui le collectif des « Socialistes à gauche 43 ». Nos valeurs sont celles du progrès social, du partage, qui mettent l’humain au centre de nos décisions, c’est pourquoi nous invitons nos camarades à nous contacter sur socialistesagauche43@gmail.com. Dans les semaines à venir, nous proposerons des initiatives de débat et participerons aux mobilisations.

Pour le collectif, les premiers signataires :

Laurent Johanny (Le Puy-en-Velay) ; Agnès Hay (Yssingeaux) ; Gérard Fraquier (Costaros) ; Michel Roche (Langeac) ; Arlette Arnaud-Landau (Le Puy-en-Velay) ; Christian Lafond (Vorey) ; Geneviève Grolleau (Beaux) ;  Christian Bourquard (Le Puy-en-Velay) ; Fernand Rosier (Yssingeaux) ; Sabine Chirol (Le Puy-en-Velay) ; Louis Valentin (Chadrac) ; Raymond Vacheron (Brioude) ; Annie Coste (Le Puy-en-Velay) ; Georges Perret (Saint Maurice de Lignon) ; Franck Cortese (Le Puy-en-Velay)…

les contributions de la section PS du Puy-en-Velay

 

1/ Sommes-nous toujours le parti du salariat ? Ou plutôt : souhaitons-nous redevenir le parti du salariat ?

 

C’est avéré dans les urnes : le parti socialiste s’est coupé du salariat. En apportant aucune avancée réelle depuis 2 ans et demi, comment pourrait-il en être autrement ? Ces états généraux doivent ainsi préciser notre volonté : voulons-nous une réorientation vers notre base ?

 

Les dernières annonces semblent bien malheureusement montré que le choix de nos dirigeants est tout autre. Affirmons haut et fort que ce sont les salariés qui construisent la richesse des entreprises, la revalorisation des bas salaires susceptibles de faire redécoller la demande intérieure n’est pas un tabou ! Dans la richesse nationale, la part du capital n’a cessé d’augmenter au détriment des revenus du travail : notre parti, socialiste, doit s’engager à rediriger les bénéfices vers le salaire et non vers les dividendes.

 

2/ Le monde de la finance est-il toujours notre adversaire ?

 

Le discours de notre premier ministre devant la city à Londres a confirmé l’enterrement dans les règles du discours du Bourget. Et pourtant, les militants ont-ils mis de côté tous leurs arguments de 2012 à ce sujet ? Le mur de l’argent s’abat sur notre gouvernement, avec un allié de poids : la commission européenne. Le dogme des 3% semble être la seule jauge à respecter mais soyons lucides : cet absurdité est une pression du monde de la finance ! Notre parti se doit de réaffirmer que la rente est l’ennemi de la production des richesses et encore plus de leur répartition. A ce sujet, la réforme fiscale ne peut plus attendre : nous devons mettre en débat son application : l’urgence est là ! Elle est le levier de la justice fiscale que nous appelons de nos vœux.

 

3/ La transition énergétique : urgences environnementale et économique à l’échelle de l’Europe

 

La crise économique profonde que nous traversons depuis plus de 30 ans remet en cause les fondements de notre croissance passée. Seule l’aide stratégique de l’état et des collectivités locales peut accompagner et amplifier les changements nécessaires pour « décarboner » notre économie et la convertir. Le gisement d’emplois est immense, c’est un levier fondamental pour renouer avec le progrès et l’emploi. L’orthodoxie budgétaire, dans la seule quête de l’immédiateté, nous empêche toute politique ambitieuse en la matière : la France doit porter une politique volontariste auprès de nos partenaires pour qu’au niveau européen naisse un élan, capable d’entraîner notre continent vers une croissance propre. Les dernières avancés européennes sont salutaires mais que de temps perdu ! Le parti socialiste doit désormais intégrer à son corpus idéologique le fait que la transition énergétique est une chance pour notre économie : l’éco-socialisme est d’avenir !

 

4/ La crise institutionnelle et morale

 

Devant la défiance des Français envers nos politiques, face au populisme de l’extrême-droite qui les accuse de tous les maux mais dont les élus sont proportionnellement les plus corrompus, notre parti doit non seulement exiger un comportement exemplaire mais refonder totalement le lien qu’ils entretiennent avec les citoyens. Il ne s’agit pas pour autant de les accuser de tous les maux, mais bien de redonner les lettres de noblesse à des élus majoritairement dévoués à leurs responsabilités. Pour empêcher que nos élus ne deviennent sur leur secteur de véritables roitelets professionnels de la politique et déconnectés de la vie réelle, pour ramener les Français vers les urnes, il faut redonner confiance en commençant par respecter les engagements pris devant les militants du parti socialiste puis devant l’ensemble des citoyens.

 

Pour remplir ces objectifs, des mesures indispensables s’imposent à nous :

 

-après son application stricte pour tous les parlementaires, élargir le non-cumul des mandats à tous les membres d’exécutifs ;

 

-limiter le nombre de mandats dans le temps ;

 

-interdire l’embauche de membres de la famille dans le personnel de l’élu ;

 

-réduire le nombre d’élus en s’engageant dans une réflexion poussée sur la réforme territoriale ;

 

-définir un vrai statut de l’élu : facilitant l’accès aux responsabilités des salariés du privé sous-représentés aujourd’hui ;

 

-supprimer totalement la réserve parlementaire, devenu un outil de clientélisme pour les barons locaux.

 

 

Oui, je suis candidat à l’investiture PS pour Le Puy-en-Velay

Mardi 10 septembre, j’ai signifié aux militants socialistes du Puy-en-Velay ma candidature pour les municipales. En attendant le 10 octobre prochain (date à laquelle aura lieu la désignation officielle à travers un vote), et quelque soit l’issue de cette soirée, je souhaite que la future campagne soit l’occasion de donner la parole aux Ponots(es) aujourd’hui écrasés sous le poids d’un système au fonctionnement profondément anti-démocratique. Travailler dans l’unité de la gauche reste primordial si l’on souhaite construire une alternative crédible dans notre ville et plus largement sur l’agglomération : je crois en l’intelligence collective et à la nécessaire diversité des parcours. J’invite tous les Ponots(es) à nous rejoindre pour construire et bâtir Le Puy de demain. A très bientôt

 

Laurent JOHANNY

L’interdiction du cumul des mandats adoptée à l’Assemblée nationale, une étape décisive pour rénover la démocratie

Le Parti socialiste salue le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi organique interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de parlementaire, adoptée à la majorité absolue, par 300 voix.

Ce vote concrétise l’engagement de François Hollande pendant la campagne présidentielle de mettre un terme au cumul des mandats. C’est une victoire pour les militants socialistes qui ont voulu et défendu la réforme du non-cumul dans le projet socialiste. La réforme du non-cumul répond aussi à une attente largement partagée par les Français qui souhaitent une profonde rénovation de la vie politique.

Le non-cumul permettra de renforcer le Parlement, il favorisera la parité et le renouvellement de la vie publique et l’accès de nouvelles personnalités aux fonctions électives. C’est une transformation majeure de la vie politique qui s’annonce aujourd’hui.

En s’opposant à cette réforme, l’UMP et la droite montrent une fois encore leur archaïsme et leur incapacité à participer à la rénovation de la vie politique.

Le Parti socialiste salue l’engagement des députés de la majorité qui ont permis d’aboutir aujourd’hui au vote de cette réforme. C’est une étape décisive qui va permettre de donner un nouveau souffle à la vie politique en France et contribuer à restaurer la confiance entre les citoyens et leurs élus.

Motion adoptée à l’unanimité par le conseil fédéral du PS-43 au sujet des retraites.

Le jeudi 27 juin, Laurent JOHANNY a présenté une motion qui a été adoptée à l’unanimité par le conseil fédéral.

Résolution adoptée à l’unanimité du conseil fédéral du PS de Haute-Loire

 

Le gouvernement a choisi d’inscrire une nouvelle réforme des retraites au menu de la 2eme conférence sociale du quinquennat la considérant essentielle pour préserver notre système par répartition. Nous souhaitons que cette réforme soit conduite par des négociations sans précipitation, ni ultimatum. Rappelons qu’en Suède, une telle réforme a nécessité plusieurs années d’élaboration. Nous sommes conscients que le déficit actuel de 20 milliards d’€ pose problème mais rappelons que ce montant ne représente que moins d’1/3 des fraudes fiscales.

Dans l’histoire récente, la gauche au pouvoir reste associée, y compris par des citoyens d’autres sensibilités à des avancées sociales fortes avec notamment les 35H et surtout la retraite à 60 ans en 1981. Que souhaitons-nous inscrire dans l’histoire ?

Nous considérons que les décisions qui seront prises en septembre prochain devront s’inscrire dans une démarche de progrès et en opposition aux contre-réformes Raffarin-Fillon-Sarkozy, qui n’ont réglé aucun problème. Dans les nombreux défilés des manifestations de l’époque, nous étions nombreux, nous socialistes à proposer une démarche alternative et progressiste. Nous serons rappelés demain à nos engagements d’alors.

En 2010, notre parti peut s’enorgueillir d’avoir travaillé et élaboré despropositions cohérentes basées sur des statistiques implacables. Au sempiternel rappel « l’espérance de vie s’allonge », nous répondons que l’espérance de vie en bonne santé en France comme partout en Europe et aux Etats-Unis baisse ou stagne dans le meilleur des cas : selon une étude de l’INSEE de 2010, les Français ont perdu 1 année d’espérance de vie en bonne santé (62 ans pour les hommes et 63,5 ans pour les femmes) depuis la crise de 2008.

Ajoutons que ces statistiques rappellent cruellement les inégalités socialeslourdes de conséquences pour l’espérance de vie. A 35 ans, un ouvrier a une espérance de vie de 7 ans inférieure à celle d’un cadre.

Les hypothèses récentes qui circulent dans les médias laissent planer de sombres doutes sur les décisions gouvernementales et nous espérons que nos camarades sauront se rappeler les positions qui étaient les leurs il y a de cela 3 ans à peine, reprises d’ailleurs pendant la campagne présidentielle de 2012. Parmi elles, citons quelques exemples emblématiques en citant un texte adopté par le BN le 18 mai 2010 :

-« le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans »,

-« faire en sorte que les salariés ayant occupé des emplois pénibles puissent bénéficier d’une retraite anticipée par exemple en majorant d’un coefficient les trimestres travaillées dans ces conditions »,

-« un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement »,

-« l’introduction de nouvelles ressources dans le système, alors que la droite n’a jamais pris d’initiative sur ce plan (…) élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, le prélèvement sur les stocks-options »,

-« la sauvegarde du système de répartition ».

Sur ce dernier point, nous serons particulièrement sensibles aux orientations du gouvernement sur la durée de cotisations. L’augmenter inconsidérément, reviendrait à accentuer un système à deux vitesses déjà connu : les plus aisés peuvent souscrire des assurances privées pour s’assurer des retraites confortables quand les plus en difficulté s’enfoncent dans la précarité par une retraite tronquée par des décotes insupportables. Rappelons que le fonds de réserve pour les retraites, mis en place par Lionel Jospin et largement fragilisé par la droite, peut constituer un outil puissant de mise à contribution des revenus du capital.

En soutien à notre gouvernement, nous considérons que la bataille capitale à mener est celle de l’emploi. Seule la diminution durable et drastique du chômage nous permettra de pérenniser notre système de retraites.

Certains que nos instances nationales sauront respecter les militants et leur parole d’hier, certains que notre parti ne choisira pas la voie de la régression mais celle de l’histoire progressiste, nous militerons dans les semaines qui viennent en ce sens

Après le vote mardi 25 juin de la loi de refondation de l’école, le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon est revenu sur les changements concrets des réformes menées par le gouvernement pour l’école.

Vincent Peillon a détaillé la répartition de ces différents postes pour les années à venir et selon les besoins de l’Éducation nationale:
27 000 postes dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation ;
des postes pour l’accueil des moins de 3 ans ;
des postes pour «de nouvelles pédagogies en cours préparatoire pour mieux réussir les apprentissages fondamentaux» ;
10 000 postes d’aides à la direction d’école dès cette année «pour accueillir les parents, pour faire que les activités péri-éducatives se déroulent mieux, pour faire les inscriptions» ;
8000 postes pour l’aide aux enfants en situation de handicap, dans le cadre de l’école inclusive ;
10 000 postes «spécifiquement pour le secondaire, et pour faire qu’il y ait plus de sérennité, de sécurité, d’adultes dans nos établissements».
Pour ces derniers, il s’agit là de contrats aidés, dont la durée, renouvelable, sera entre 10 mois et deux ans. Les embauches se feront auprès de personnes diplômées, ou qui souhaitent poursuivre leurs études, puisqu’une partie de ces contrats ne sera pas à temps plein.
Et le ministre de l’Éducation nationale d’ajouter à propos de ces contrats aidés:
L’éducation nationale est une grande maison, nos besoins sont importants et donc nous réfléchissons aussi à leur donner derrière une perspective d’où l’importance des formations que nous mettons en place.
>> Retrouvez notre infographie «Les 25 mesures pour refonder l’école»
>> Retrouvez notre dossier «Refonder l’école»

Nouveaux rythmes scolaires: «du meilleur temps scolaire»
Désormais, les enseignements hebdomadaires des élèves seront répartis sur quatre journées et demi, au lieu de quatre actuellement. En outre, du temps pour les activités périscolaires sera dégagé en fin de journée. Le ministre explique:
Pourquoi on fait ça ? On fait ça pour que les élèves aient du meilleur temps scolaire. On fait ça parce que 25% des élèves qui arrivent au collège ne savent pas convenablement aujourd’hui lire, écrire et compter, donc il faut redonner du bon temps scolaire.
Ce temps périscolaire sera consacré aux activités culturelles, sportives, ou bien pour faire ses devoirs à l’école:
Chacun doit construire son projet, mais il n’y a pas moins d’heures de classe.
Les fonds alloués aux communes pour l’organisation de ces activités communes seront bien évidemment plus importants.

Les Ponots ont droit à la loi de la République

Communiqué de Laurent JOHANNY pour la section PS du Puy-en-Velay sur son blog : http://laurentjohanny.wordpress.com/

 

Le Puy-en-Velay a droit à la loi de la République !

 

Après 172 h de débats à l’assemblée nationale et au sénat, après des échanges parfois vifs dans lesquels se sont distinguées des réflexions de diverses sensibilités et profondément respectables, après le jugement du conseil constitutionnel, après le décret de notre Président qui s’était engagé à ce propos durant la campagne, la République inscrit dans le marbre le mariage pour tous.  Les siècles de stigmatisations, de mépris, de persécutions débouchent enfin sur une avancée historique qui concrétise enfin le droit à la reconnaissance de l’amour porté à autrui et ce, quelque soit son orientation sexuelle. Je m’en réjouis en tant que progressiste et homme de gauche. Concernant la filiation, cette loi met fin à la fois à une inégalité (les couples homosexuels les plus aisés pouvaient facilement devenir parents à l’étranger moyennant finance) mais aussi à une hypocrisie notoire (les célibataires pouvant adopter depuis 1966) et permet une sécurisation des droits de l’enfant, ses deux parents désormais reconnus devant la loi.

Bien malheureusement, ces débats relatifs à un sujet sociétal fort et structurant furent émaillés par des dérapages :

-au sein de l’assemblée nationale tout d’abord, on retiendra notamment le député UMP Philippe Cochet selon lequel la gauche « assassine des enfants ».

-d’extrémistes violents, fascisants pour lesquels l’homosexualité serait contre-nature et devrait être répréhensible pénalement. (ce n’est plus le cas depuis le 20 décembre 1981 grâce à l’abrogation de l’article 331 du code pénal par la gauche, au grand désarroi d’un certain F.Fillon qui vota contre)

-d’opposants fermes au texte pour des raisons strictement religieuses : citons la caricaturale et inénarrable C. Boutin pour laquelle « les gays sont partout » notamment au festival de Cannes, et qui peut dans le même temps s’enorgueillir d’être mariée à son cousin germain sans que cela ne la fasse sourciller.

-par des élus de la République, par des députés, par des maires, par des officiers d’état-civil censés symboliser la loi française dans toute sa splendeur. Le débat parlementaire ayant eu lieu, chacun devrait s’y conformer.

Pourtant, Laurent Wauquiez s’inscrit dans une démarche opposée et prétend faire de notre ville un ilôt de résistance au mariage pour tous. En effet, notre premier magistrat refuse de célébrer cette cérémonie pour les couples homosexuels. Dans cette posture, il est rejoint par deux de ses adjoints (Mmes Bénat et Portal) qui ont signé une pétition en ligne en ce sens. Le doute plane sur les autres conseillers du maire. L’officier d’état-civil qui marie n’a pas à approuver personnellement une union (pensons aux dérives alors envisageables !), il a le devoir de porter la voix de la République. Cette situation est intolérable. Une et indivisible la République que je conçois n’est pas à géométrie variable : elle ne dépend pas de notre élu local.

Les propos de L. Wauquiez tenus dimanche soir sur BFMTV retranscrivent ses prises de positions : pour lui, conformément à ses dires, « l’homosexualité est contraire à (ses) valeurs ». En confondant valeur et orientation sexuelle, il s’inscrit fidèlement dans un schéma de pensée empreint d’intolérance selon lequel la sexualité d’un citoyen conditionne son être social. Non, décidément, ces valeurs-là ne sont pas les miennes !

Quand il tente d’excuser ses paroles indignes de la veille, notre maire ose le fameux « allo, quoi » pour faire « jeun’s » sans doute : mais quel mépris, quelleindigne légèreté ! Les Ponots ont droit à la loi de la République.

Laurent JOHANNY

secrétaire de la section PS du Puy-en-Velay